Un sondage donne un rare aperçu de la gouvernance des entreprises familiales privées

oct. 18, 2017
 
Les entreprises familiales, qui sont sans doute les plus importants contributeurs à l’économie canadienne, sont conscientes de la nécessité d’une bonne gouvernance, mais elles abordent la surveillance du conseil de différentes manières selon leur taille et leur maturité. Un sondage mené par l’Institut des administrateurs de sociétés (IAS) et le Clarkson Centre for Board Effectiveness (CCBE) montre que les entreprises familiales qui sont aux premiers stades de croissance tendent à moins s’appuyer sur des structures de gouvernance officielles que les entreprises de deuxième et troisième génération qui préconisent davantage une gouvernance officielle telle que celle des conseils fiduciaires.
 
« Cette étude constitue un important point de départ pour mieux comprendre les entreprises familiales et leurs atouts et difficultés de gouvernance », dit Rob Brouwer, président du conseil de la section régionale de l’Ontario de l’IAS. « Nous espérons soutenir les entreprises familiales en déterminant les approches qui donneront les meilleurs résultats pour chacun des stades de leur évolution. »
 
Le sondage nous révèle que :
  • Les entreprises familiales adoptent généralement un conseil consultatif dans les trente premières années (première génération). Seulement 32 % d’entre elles se dotent d’un conseil fiduciaire officiel.
  • Plus de la moitié des entreprises de deuxième génération optent pour des conseils fiduciaires officiels.
  • À la troisième génération, aucune entreprise ne compte que sur un conseil consultatif et 64 % ont un conseil fiduciaire.
  • 34 % des membres de conseils consultatifs sont des femmes, comparé à seulement 24 % pour les conseils fiduciaires.
  • Les conseils fiduciaires tiennent de moins longues séances et ont plus tendance à obtenir un consensus constructif que les conseils consultatifs.
Consultez les résultats complets du sondage ici (anglais seulement).
 
« Les entreprises familiales canadiennes génèrent une grande partie de la richesse et des emplois du pays », déclare le président et chef de la direction de l’IAS, Rahul K. Bhardwaj. « Cette étude montre que la transition de petite à moyenne à grande entreprise s’appuie, de ce fait, sur des structures de gouvernance plus officielles. »
 
Le sondage montre également que les préoccupations en matière de gouvernance évoluent avec le temps, la croissance et le rendement étant de nos jours les priorités de la plupart des entreprises familiales. Toutefois, il souligne aussi que la relève devient un enjeu très important pour plusieurs. Pour les entreprises de première génération, cela signifie généralement d’assurer la préparation de la prochaine génération de membres familiaux, alors que pour les entreprises de troisième génération, la relève signifie habituellement trouver le prochain chef de la direction.
 
« La gouvernance des entreprises familiales est un aspect important et pourtant négligé qui justifie de plus amples études », déclare le directeur du CCBE, Matt Fullbrook. « Notre sondage nous ouvre la porte de la « salle du conseil » dans ce secteur et nous aide à comprendre les motivations derrière les approches décisionnelles de chaque génération. »
 
 
À propos de l’IAS :
L’Institut des administrateurs de sociétés (IAS) est une association professionnelle à but non lucratif représentant les administrateurs et les conseils canadiens dans les secteurs à but lucratif, à but non lucratif et des sociétés d’État. L’IAS compte plus de 12 000 membres et 11 sections régionales à travers le Canada. L’IAS encourage le partage des connaissances et de la sagesse au moyen de la formation, de programmes et services de développement professionnel ainsi que d’un leadership et d’une représentation éclairés afin d’atteindre les normes les plus élevées en matière de gouvernance. Les membres de l’IAS de tous les secteurs de l’économie surveillent au-delà d’un billion de dollars dans la capitalisation boursière et les institutions touchant la vie de pratiquement tous les Canadiens et Canadiennes.
 
À propos du CCBE :
Le Clarkson Centre for Board Effectiveness (CCBE) de la Rotman School of Management de l’Université de Toronto est le principal organisme indépendant de recherche sur la gouvernance d’entreprise au Canada. La mission du CCBE est de concevoir des outils et des idées pour améliorer l’efficacité des conseils d’administration de tous les secteurs. Les recherches du CCBE mettent l’accent sur la divulgation efficace, l’adoption de structures de gouvernance officielles, la rémunération au rendement et plus.
 

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